Peslières Coeur d’Auvergne

  • Peslières
  • Peslières
  • Peslières
  • Peslières
  • Peslières
  • Peslières
  • Peslières
  • Peslières

Accueil du site > Tourisme > Curiosités et monuments

Curiosités et monuments

Le Minenwerfer de Peslières

20150529 160937

Ce superbe canon, remarquablement restauré, est visible prés de l’ église de Pesliéres. C’ est une des armes les plus terribles utilisées par l’ artillerie de tranchée de l’ armée Allemande durant la guerre de 14/18.

smw13 L’ obus de 97 kg pouvait être transporté à la main sur la position de tir par plusieurs artilleurs à l’ aide de ces ’paniers ’ à poignées. calibre : 250 mm - longueur Au tube : L/3 (762 mm) - angle de pointage en hauteur : De +45° à +75° - angle de pointage en direction : 20° (au total) - poids du tube : 148 Kg - poids de l’ arme mise en batterie : 660 Kg (V3) ou 780 Kg (V 5) - poids de l’ arme attelée : 955 Kg ( V 3) - poids du projectile : 97 Kg (V 3)- charge explosive : 50 Kg - vitesse initiale du projectile : 73 m/sec - portée maximum : 563 m (V 3 ) ou 1077 m (V 5) - Cadence de tir : 20 par heure Le 250 pouvait pénétrer jusqu ’a 9 mètres de profondeur dans la terre.

smw10 Une charge d’ un sMW pouvait contenir 47 kilos de TNT, soit la puissance explosive de près de 250 grenades . L’ effet sur les pauvres soldats devait être absolument terrifiant.

smw12 Des tirs de batteries de sMW étaient principalement utilisés pour déstabiliser l’ ennemie avant un assaut. L’ effet destruction et aussi l’ effet démoralisateur et déstabilisant de ces énormes explosions était considérable.

Le canon Minenwerfer de Peslières est une curiosité… C’est en fait une prise de guerre offerte par l’Etat à la commune en reconnaissance avec le nombre élevé d’habitants morts au cours de la « Grande Guerre » de 1914-18. En effet, 19 disparus furent comptés sur 249 habitants. Les communes ayant payé un lourd tribut humain reçoivent des prises de guerre : pour Peslières c’est un obusier allemand pesant près d’une tonne. Deux paires de boeufs furent nécessaires pour le remonter de la gare de Brassac, à son socle près du monument aux morts. Son histoire reste obscure et les témoignages se font rares. On dit qu’à l’époque, il possédait encore deux superbes roues sculptées qui ont disparues. Au début de la guerre de 1940, les habitants auraient pris peur et auraient démonté les roues, sans doute dans le but que ce canon ne soit utilisé à nouveau par l’ennemi. Prise de guerre symbolique pour un village qui n’aspire qu’à la tranquillité.



Site réalisé avec la solution Web-collectivités de l'ADeP basée sur SPIP